Image montrant un petit chat adorable dans un panier en osier

Avez-vous déjà observé les jeux partagés entre un bambin et son compagnon à 4 pattes ? Ils semblent se comprendre sans même se parler. La relation animal enfant est magique. Grâce à elle, un petit bout timide s’ouvre doucement au monde et un garçonnet excentrique connaît des fous rires sans fin. Mais ce n’est pas tout ! Lorsque l’humain miniature est en souffrance, le quadrupède devient soignant. Il assiste son jeune maître et le soulage au quotidien. Vous souhaitez découvrir les bénéfices cognitifs et éducatifs des animaux de compagnie ? Blablamour vous dit tout sur cette histoire d’amour atypique.

La relation entre l’animal et l’enfant : amour et innocence

Tendresse, jeux complices ou secrets murmurés : grandir avec une peluche vivante, c’est connaître un amour sans limites. Les animaux domestiques sont de véritables membres de la famille, d’ailleurs, ne dit-on pas qu’ils sont familiers ? Bien plus qu’un compagnon d’aventures, la bête apprivoisée est tantôt confidente, tantôt éducatrice. Elle partage l’univers des plus jeunes et les aide à construire leur identité.

Petite enfance et ronronthérapie

Les bienfaits des quadrupèdes sur le développement des bébés ne sont plus à démontrer. Ces derniers sont naturellement attirés par l’animal, avec qui ils partagent une communication non verbale.

Savez-vous que certaines crèches accueillent des chiens, des chats ou des rongeurs dans leurs locaux ? À leur contact, les petits humains s’émerveillent, ils expérimentent les principales émotions positives. Bientôt, ils prennent confiance et s’élancent à la poursuite de leurs compagnons poilus. Ils apprennent ainsi à gérer l’espace et améliorent leur motricité. Les bêtes, quant à elles, sont tolérantes : si les enfants les bousculent, elles préfèrent bien souvent prendre la fuite plutôt que de répondre par l’agressivité. 

Mais la médiation animale en crèche a d’autres vertus. La proximité des boules de poils contribue également à la bonne santé des chérubins, car vivre à leur contact stimule le système immunitaire et minimise considérablement les risques d’allergie. De plus, caresser un chat ou un chien est apaisant. Lorsque l’enfant câline un matou, son rythme cardiaque ralentit et sa tension artérielle diminue. De véritables petits anxiolytiques sur pattes !

Enfance et complicité

Lorsque les galopins grandissent, leurs échanges avec l’animal évoluent. Ils ont de nouvelles attentes, des besoins différents. Ils rêvent avant tout d’un ami fidèle, une présence sécurisante qui ne les jugera jamais.

C’est le temps des confessions : le bambin chuchote à l’oreille de son familier sans pudeur. Il lui raconte ses joies comme ses peines et la bête cherche les caresses et semble l’écouter patiemment. Entre eux, la communication est naturelle, car ils se comprennent intuitivement. 

Un petit prince qui grandit avec un compagnon de découverte partage avec lui un langage émotionnel, une connexion tactile qui le rassure et le sécurise. À travers leurs échanges, il améliore ses compétences relationnelles. L’empreinte de ce lien structurant le protégera sans doute plus tard des dépendances affectives.

En outre, la relation animal enfant responsabilise le jeune maître qui doit nourrir et soigner son partenaire aux pattes griffues. Il est attentif au bien-être de son copain ailé, il brosse doucement son meilleur ami à poil long. Par ces gestes répétés, il développe l’empathie, si utile en société. Il prend conscience de ses capacités et son estime de soi se renforce.

En un mot, il s’épanouit dans la bienveillance.

Adolescence et stabilité

L’adolescence, c’est la période de toutes les transformations. Tout se rejoue, tout évolue. Le grand enfant voit son corps se modifier, il réévalue ses valeurs, ses croyances et ses aspirations. Son état émotionnel est inconstant, il rit comme il pleure. Parfois, il est confus.

L’animal, lui, ne change pas. Il pose sur le jeune adulte en devenir, le même regard doux d’antan, il est un partenaire rassurant.

Un adolescent triste ou angoissé trouvera du réconfort auprès de son fidèle compagnon. Son complice ne le trahira pas, il ne le jugera pas, il ne le quittera pas. Par cette relation unique, il se détache des difficultés personnelles ou familiales. Bien au chaud dans sa chrysalide, il prépare sa métamorphose : un jour, il sera papillon !

L’animal thérapeute : une compagnie inestimable

Lorsque le petit d’homme est différent, la bête devient soignante. Chien d’éveil, équithérapie, delphinothérapie… La relation magique entre l’animal et l’enfant permet de soulager bien des peines psychologiques. Elle repousse lentement les murs des prisons mentales. Cette pratique non invasive s’appelle la zoothérapie. Et quand le handicap physique limite les aventures épiques du quotidien, les AAA (activités assistées par l’animal) améliorent la qualité de vie des plus jeunes. Blablamour partage avec vous les talents insoupçonnés de ces petits infirmiers à fourrure, qui accompagnent avec tendresse les plus courageux des bouts de chou.

L’animal, médiateur de communication

Le soin psychique médiatisé par l’animal a de nombreuses applications. Ce n’est pas un remède absolu, il ne guérit aucune affection, mais améliore l’équilibre mental d’un enfant en dehors de la norme. Utilisé précocement, il bonifie le développement cognitif des petites personnes présentant des déficiences, comme les trisomies ou les psychoses infantiles. D’autre part, la zoothérapie réduit l’isolement relationnel lié aux troubles du spectre autistique.

Au contact du compagnon, le jeune patient ressent divers bienfaits : 

  • un apaisement, l’hormone du stress diminue ;
  • une amélioration des interactions ;
  • un rapport nouveau avec le vivant ; 
  • une meilleure gestion de la motricité ;
  • une augmentation des comportements d’imitation.

Les applications thérapeutiques des bêtes sont nombreuses et rien n’est laissé au hasard. L’encadrement est assuré par un spécialiste issu du milieu médical ou éducatif. Il a reçu une formation qualifiante pour accueillir au mieux ces enfants exceptionnels. Il travaille en harmonie avec des boules de poils sélectionnées pour leur docilité. 

Pour ouvrir les petits lutins au monde, les soignants interagissent avec certains types d’animaux, en fonction du bénéfice recherché. Par exemple, le contact du cheval favorise l’intégration des limites corporelles : il permet de ressentir et d’accepter cette enveloppe qui abrite la psyché. Les séances se déroulent en douceur, car le professionnel de la médiation équine maîtrise parfaitement les spécificités de ces enfants fascinants. Il sait quand intervenir et quand rester en retrait. 

Divers animaux sont appréciés dans la prise en charge des petits bouts sensibles. Ainsi, au delphinarium d’Eilat en Israël, 8 dauphins soignent et accompagnent chaque jour des enfants souffrant de troubles de la communication. 

La delphinothérapie est basée sur les échanges sensoriels entre le cétacé, l’humain et l’eau. Son intérêt ? Certains chercheurs estiment que cette thérapie augmenterait durablement la capacité d’attention comme les compétences verbales du jeune patient.

Quant aux autres animaux familiers, tous participent au bien-être des petits autistes, aspergers, TDAH, ou déficients. Leurs différences ne sont pas des handicaps, mais des particularités : comme l’univers est fait de couleurs et de formes diverses, il est peuplé d’êtres normatifs ou singuliers. La zoothérapie est le support idéal pour éveiller ces enfants bercés par les fées.

L’animal assistant, en route vers l’autonomie

Depuis de nombreuses années, les chiens spécialisés partagent le quotidien des jeunes personnes en situation de handicap. Ils favorisent l’autonomie et l’intégration de leurs maîtres.

Auparavant, les chiens guides accompagnaient les déficients visuels dans leurs déplacements, mais la pratique évolue ! Depuis quelques années, certains chiens guides sont présentés plus tôt aux angelots malvoyants. Ainsi, les enfants aveugles de naissance reçoivent parfois un toutou dressé vers l’âge de 2 ans. Le but ? Faciliter l’acquisition des premiers apprentissages comme la marche et le toucher. En effet, les tout-petits assimilent par mimétisme et les bébés non-voyants sont privés de cette faculté. Au contact des canidés, ils progressent plus rapidement et se sentent en sécurité. Ils découvrent le monde du bout des doigts, fermement accrochés à la fourrure réconfortante de leurs nouveaux compères.

Le chien d’assistance est apparu plus récemment. Il a pour mission l’accompagnement de tous les handicaps. C’est un super héros, toujours prêt à venir à la rescousse de son jeune ami. Il peut par exemple ramasser des objets ou ouvrir des portes, mais il offre aussi un soutien moral inestimable.

Il existe d’autres rôles pour ces toutous hors du commun : 

  • le chien écouteur qui seconde la personne déficiente auditive en la prévenant par le toucher du moindre danger ;
  • le chien d’assistance médicale pour les individus diabétiques qui détecte les hypoglycémies ;
  • le chien d’assistance pour les personnes épileptiques qui signalent environ 70 % des crises en amont ;
  • le chien d’éveil qui aide les jeunes autistes à relever les défis journaliers.

Au cœur de très nombreuses œuvres de fiction, la relation animal enfant berce l’imaginaire fertile des tout petits. L’histoire d’amour partagé par ces deux êtres si différents est inconditionnelle. Ils se nourrissent de leur complicité au quotidien. Ils y puisent force et sérénité. Aucun autre partenaire ne saurait prendre la place d’un quadrupède dévoué. 

Blablamour remercie les animaux attentionnés qui donnent sans compter.

Laetitia Babicz